mardi 12 mai 2009

J moins 7

Arrgh ! Pas de réponse ! je serre les dents.

Quelques symptômes se profilent : troubles de la vue, nausées, envies soudaines de jambon-beurre.

Ils écriront demain, ou tard ce soir. Il reste une semaine. Ne panique pas, Anne-Marie !

(ceci vaut signature)

lundi 11 mai 2009

Charcuterie

Héroïne, ici même, de plusieurs épisodes suisses, avec retour cyclique de la figure du Commandeur, la revoilà, la terrible, la rusée, l'affreuse ! A changé de nom : la Cochonne ! Rebaptisée A, comme les Apprenants, qui se collent un rond A sur le train arrière - histoire de montrer qu'on a toujours des comptes à rendre - A comme Accroupi, A comme Assouvir mais pas A comme Adam, c'est sûr. Parce que Adam, i connaissait pas les cochons, soies raides et groins squameux. Rien avant le déluge. Pourceaux d'Epicure, abordant l'arche à la nage, auxquels on jeta trop de perles, cancres mal dégrossis, le tarin humide, l'œil torve et la queue en tire-bouchon. Verrats désœuvrés, gorets altruistes, truies crassouilles, vous nous avez collé la poisse. La revoilà la grippette qui grimpe, et ça se donne et ça s'attrape et ça vous colle à la peau (de saucisson, faites excuse) Finie la chair de poule, la contagion des plumes et la malédiction des fientes. Oust, tous à la soue. (pas mécontente, beurrée de salé aux lentilles, boudin noir, coup de boutoir). Couenne de vie.

H 1, touché. N 1, coulé !!

Pourquoi un tel sujet, amis chers, dans ces colonnes de sagesse, de retenue et de bogue honnête ? Pourquoi évoquer la pandémie, le Mexique, les masques et l'alerte mondiale au virus ? Pouah.

C'est bien simple. Goooogle annonce : 4 420 000 réponses pour grippe porcine en 0,06 secondes.  Nom d'un petit cochon, voilà qui va peut-être nous revivifier le lard ! debout les morts ! Je vous mets au défi de m'envoyer quinze réponses dans les huit jours, ma hure sur le billot.

Qui qu'a peur du grand méchant Loup ? C'est pas nous, c'est pas nous, c'est pas nous

Je signe : Anne-Marie

lundi 13 avril 2009

Déviation

Joyeuses Pâques à tous,
Ella

mercredi 1 avril 2009

vendredi 20 mars 2009

Ceci va disparaître !

Certains d’entre nous, parce qu’ils ont fréquenté les lieux, connaissent bien cet escalier. C’est l’escalier d’honneur de la Bibliothèque nationale, rue de Richelieu. D’autres ne le connaissent pas mais, soyons-en certains, ne verront pas de mal à ce qu’on évoque, ici, un des hauts lieux de la culture ; en montant ces degrés on parvient aux grands salons d’honneur où sont organisées diverses expositions, mais on accède aussi à plusieurs départements de la BN, dont le département des manuscrits. Dans le projet “d’embellissement”  (on appréciera la prétention du propos) du bâtiment Richelieu, qui doit accompagner l’installation de la bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) dans la prestigieuse salle Labrouste, des “architectes” ont prévu de démolir purement et simplement cet escalier, pas assez “pratique”, “plus grand par la taille que par le caractère (sic)” et qui ne leur convient pas (et aussi sans doute, parce que cela permettra à leur créativité de concocter autre chose à la place et de le facturer bien cher : ben voyons !).
L’information circulant peu à ce sujet, peut-être que les Amis du bogue, bien que quasiment muets désormais, accorderont un petit intérêt à ce triste sujet. Alors que “nous” avons, semble-t-il, renoncé à “construire une communauté à l’œuvre”, certains, soyons en sûrs, dans ce pays, ne renoncent pas à détruire...

(Jean-David)

http://www.latribunedelart.com/Patrimoine/Patrimoine_2009/Escalier_BNF.htm

mercredi 25 février 2009

Jean Amado vu par Francis Finidori

Pour aller plus loin en prolongeant la curiosité...
Un entretien avec Francis Finidori, un ami de Michelle, qui nous parle de l'oeuvre de Jean Amado déjà évoquée et appréciée par certains d'entre nous.
(Christophe)

vendredi 20 février 2009

La crise gagne-t-elle le bogue?

Le silence règne sur le bogue depuis des semaines. Les échos philosophiques, métaphysiques, humoristiques, artistiques de notre triple quarteron ont disparu et même le Clairon socratique a cessé de paraître ! La morosité aurait-elle gagné ? Après le naufrage, la disette ? Mais comment cette crise, dont on sait qu’elle est majoritairement psychologique et que, en réalité, elle ne touche qu’une infime partie de la population dans notre pays, comment vient-elle troubler la réflexion des amis du bogue? Qu’il y ait une crise financière liée aux comportements aventureux des financiers américains : oui. Que cette crise ait entraîné des faillites bancaires et, par la titrisation de ses risques, contaminé par ses produits toxiques des établissements internationaux et entraîné une raréfaction du crédit : certes. Que la baisse de la consommation de certains produits industriels ait entraîné quelques dizaines de milliers de chômeurs supplémentaires : soit. Mais la majorité de nos compatriotes, et les chercheurs aussi, n’ont ni portefeuille boursier, ni stock options, ni investissements immobiliers mirobolants. Leurs salaires sont les mêmes, leur vie quotidienne n’a pas changé, bref, quoi de nouveau ? Sinon le discours obstinément catastrophiste de journalistes enthousiasmés par le syndrome de Cassandre. Pas un jour, depuis des mois, sans que Monsieur Pujadas ou Madame Chazal ne pointe son doigt vers la caméra en clamant, avec, n’en doutons pas, un plaisir secret : “C’est la crise. Qu’allez vous devenir ?” Et de pitoyables “micro-trottoirs” d’aller débusquer la ménagère sur le marché, le cadre moyen dans son bureau, l’étudiant sur son campus : “Tu consommes moins, hein ?” , “Comment tu fais pour vivre ?”, “Vous n’achetez plus de légumes, hein ?”, la jouissance perverse et stupide aux lèvres humides des journalistes, ravis d’avoir quelque chose de désastreux à annoncer. Nulle surprise, dès lors, que la crise se transforme et gagne du terrain : la peur, et ceux qui s’en servent construisant avant l’heure une actualité fantasmatique au lieu de relayer la seule information du moment, agit plus vite que le cours réel du temps économique et social. Cette crise psychologique aurait-elle gagné sur le terrain intellectuel pour que les amis du bogue fassent eux aussi économie de leur parole, en attendant des temps jugés plus cléments ? Mais la salive et les cellules grises ne sont pas titrisés et ne souffrent pas d’une raréfaction bancaire... Et si demain, les artistes, eux aussi, estimaient dangereux de peintre, de sculpter, “d’installer” (ça cela serait moins grave..ha ha ha) parce qu’il faut économiser le talent et l’inspiration ? De grâce, Mesdames et Messieurs les intellectuels,ne faites pas le jeu des journalistes ! Ne croyez pas à “La Crise”...